Autant le dire franchement, le réveil fut difficile pour nos trois acteurs. Leurs ronflements n’ont pas du être très appréciés par leurs nouvelles voisines, des françaises. Quand Moule leur demande si le niveau sonore était resté acceptable, la réponse vaut son pesant de cacahouètes : « non non, mais on a été un peu surprises par les chaussures dans le congélo tout de même ! ». Raclement de gorge, grand éclat de rire, et retrouvailles avec les chaussures congelées qui sont mises au soleil immédiatement.
Le temps d’ouvrir les yeux et de manger, il est presque midi quand on part à l’aventure, le ventre encore légèrement barbouillé. Nous revoyons la grotte boueuse, c’était vraiment une idiotie de rentrer dedans. Et le muret aussi, qui fait 3 mètres de haut en fait. La route passe par le quai Masaryk, premier président de la Tchéquoslovaquie. Les bâtiments de plusieurs couleurs et plusieurs styles se côtoient agréablement. Les immeubles de la ville sont soit blancs soit dans des tons pastel, avec des toits de tuiles rouges les complétant, à 4 ou 5 étages de hauteur. Un ensemble hétéroclite et architecturalement anarchique, mais le résultat est vraiment joli.
Aujourd’hui, on se dirige vers l’hôtel de ville et la place Wenceslas, pour voir le musée national tchèque. De belles églises se suivent sur la route, mais le plus important c’est bien sur le Hooters à coté de l’hôtel de ville. Agatha nous permet de passer un très bon moment dans un restaurant qui fournit des sauces ketchup typiquement du coin. Le livre d’or possède désormais lui aussi le numéro de ce bon Valentin.
Les champs Elysées du coin, la place Wenceslas et ses nombreux « cabarets », qui sont en fait des bordels, est le centre de la vieille ville, et on en profite pour visiter le musée national. Impressionnant de l’extérieur, l’intérieur est très joli mais d’un ennui mortel. 10 salles de cailloux, 5 d’hommes préhistoriques sans traduction des panneaux explicatifs, et une tripotée d’animaux empaillés, c’est faible. Heureusement, il y a un mammouth et un éléphant dans le tas, et puis des okapis et des bizarreries du même style qui nous permettent de faire nous divertir. Toutes les statues du coin sont moustachues, on en conclut donc que pour devenir connu il faut avoir une moustache. Ca tombe bien, les nôtres poussent toujours plus.
La balade continue, et nous revoyons le pont Charles et la place de la vieille ville, à l’ambiance si particulière, oppressante et vivante, pleine de mythes et de légendes. En continuant de marcher, on accède à plusieurs jolies vues de la Vltava en plein soleil, et a un bar irlandais qui nous vend un mojito cher et vraiment immonde. Rater un mojito, il faut se lever tôt pour y arriver, mais les tchèques n’ont peur de rien et oublient de piler la glace et de mettre assez de rhum. Une catastrophe ce truc.
Après cette bonne expérience qui nous a au moins permis de trouver un wifi pour se repérer, nous rentrons en nous arrêtant dans un resto chinois pour boire une pinte et manger un coup. Du rhum des femmes et du schnaps pour s’endormir en fêtant l’anniversaire de Zoule, c’est tout ce qu’il faut pour faire une houle heureuse. Sans femmes, et avec très peu de rhum, ce n’était pas Byzance mais la fête était là. Couchés assez tôt, on allait enfin pouvoir se reposer. Du moins, c’est ce qu’on croyait…
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