Dimanche matin à 9 heures, notre expédition est parée. En vrac, la voiture contient 5 chapeaux, 4 paires de lunettes de soleil, un girophare, 2 kilts, un marcel, une glacière, un ballon de rugby, des tongs et un bonnet péruvien, sans oublier les immanquables boules de pétanque et 40 cédés pour s’occuper. Notre attirail est complet. Prêts à conquérir l’Europe nous n’oublions pas un drapeau de notre chère France, mis en évidence sur la banquette arrière.
Direction Marburg, charmante petite ville étudiante de la Hesse et de 78 000 âmes avec son château, où nous attend une amie Erasmus. Premiers embouteillages, premières conneries : fenêtre ouverte, de l’accordéon à fond les ballons, casquette ricard et lunettes de soleil vissées sur la tête, nos voisins allemands ont l’air d’apprécier la culture française.
14h30 : arrivée à Marburg, très jolie ville décidemment, déposage des affaires et début de la visite.
15h00 : Surprise, la pinte coute 3,4€ ! C’est parti pour une tournée, à coté de la mairie.
Cela nous permet d’étudier l’autochtone. L’autochtone a l’air rude, boit de la bière, parle allemand malheureusement pour lui, et n’inspire pas la confiance. En même temps il est teuton, on peut lui pardonner. ElizabethenKirsche, première église gothique allemande, nous a plus, mais pas autant que les ascenseurs disposés stratégiquement dans la ville. On les prend deux fois, pour être surs d’en avoir profité.
Et l’ascension commence vers le château, perché sur sa colline. Haut sur sa colline. Tres haut. On profite d’une belle vue, et surprise, un T shirt jaune pétant n’attend plus qu’un propriétaire pour le porter ! Zoule s’en empare. Premier trophée de guerre. La résidence des margraves de Thuringe étant fermée, on est obligé de se rabattre sur le plan B (B pour bière).
Bar sur le Lahn, soirée bière « blonde », la pinte à 2,7€. Ne nous laissant pas abattre, on commande ce qui apparait être la bière la plus pleine de levure de notre vie : la mousse a la couleur du café, rien que ça, mais c’est une blonde... Un intéressant cours de langue allemande débute. Le saviez-vous ? Passoire se dit « siep », et contrairement à la croyance populaire, les allemands ont bien 10 doigts comme nous !
Durchwall, la diarrhée. Smoule et Moule mettent toute la journée à apprendre à compter jusqu’à 5 dans la langue locale. Pour acheter le pain et payer l’essence, les choses se présentent bien… mais la bière libère les langues et l’on en sait de plus en plus : gourmande : leckermaul, que faites vous ce soir : was macht sie heute abend. La serveuse a intérêt à s’accrocher, avec ces bases solides rien ne nous empêche de l’inviter. Mais si nous savons dire des mots dans la langue de Goethe, rien n’indique que nous la comprenons. Notre tentative d’invitation est un échec.
La faim se faisant sentir et après avoir réussi la prouesse d’uriner en une seule fois dans 5 urinoirs et 2 toilettes classiques (une nouvelle discipline est née, merci la bière), nous allons manger dans un restaurant traditionnel, que notre ravissante autant que sympathique hôte nous indique. L’enseigne affiche « Döner Kebap », jamais entendu parler, mais leur plats ressemblent vachement à des kébabs quand même.
Retour au bercail où des vrais lits nous attendent, fournis par la toujours plus joviale Rahel, à qui nous apprenons les délices du jeu « vodka oder Wasser ? », ou un arbitre doit déterminer quelle personne vient de boire de la vodka. Les subtilités de ce jeu de haut-vol ne lui échappent pas, et tout le monde va se coucher après une journée forte en émotions et en apprentissages. Demain, visite de Dresde et arrivée à Prague pour dormir, autant bien se reposer.
En fil rouge du voyage, interdiction de se raser la moustache pendant 20 jours. Et il ne faut pas oublier de mentionner que nous nous sommes lavés les dents avec les brosses à dents des colocataires de Rahel. Un passage mémorable.
A demain pour de nouvelles aventures !
Essayez d'apprendre des chansons allemandes traditionnelles ou de trouver l'équivalent du black hole !
RépondreSupprimerBande de gneuts !
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